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Le téléphone au volant : ça va coûter cher !

 

Alors que 70 % des conducteurs avouent utiliser leur smartphone au volant, le Code de la route vient alourdir les sanctions à leur encontre. À partir d’avril-mai, les 135 € d’amende et le retrait de trois points pourrait s’alourdir d’une suspension potentielle du permis de conduire.

Le téléphone au volant, un comportement récurrent ?

Selon une étude d’Axa Prévention au mois de juin 2019, 46 % des automobilistes reconnaissent téléphoner en conduisant. Ils sont même 70 % à utiliser leur smartphone au volant pour, par exemple, envoyer un SMS, trouver une direction avec leur GPS etc. Pourtant, conduire avec un téléphone à la main multiplie par trois le risque d’accident…

Quelles sanctions jusqu’à présent ?

Être pris en flagrant délit de conduite avec un téléphone à la main est, aujourd’hui, sanctionné d’une amende de 135 € (majorée à 375 €, minorée à 90 €) et d’un retrait de trois points sur le permis. Le conducteur en état d’ivresse, sous l’emprise de stupéfiants ou en excès de vitesse supérieur à 40 km/h peut aussi écoper d’une suspension de permis totale. Mais la nouvelle loi d’orientation des mobilités (Lom) va durcir cette répression et peut-être vous démotiver à ne pas utiliser votre téléphone au volant.

Quels changements ?

Cette loi modifie le code de la route. Un automobiliste, pris en flagrant délit de conduite avec un téléphone à la main, en ayant commis une autre infraction (excès de vitesse, feu rouge ou stop grillé, refus de priorité, dépassement dangereux…) encourt une suspension de permis de six mois, voire d’un an si cette seconde infraction est liée à la consommation d’alcool ou de stupéfiants. Il encourt, en plus, une amende de 135 € et un retrait de trois points. En prenant en compte le fait que conduire téléphone à la main influe sur votre concentration, vous pourriez vous faire suspendre votre permis en l’utilisant.

 

Cette nouvelle sanction est-elle déjà appliquée ?

Pas encore. La mesure devrait être applicable à partir d’avril-mai, dans l’attente du décret en Conseil d’Etat.