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Un nouveau code pour les trottinettes électriques ?

 

Trottinettes électriques, monoroues, gyropodes, overboards... Voilà les nouveaux engins de déplacement personnels (EDP) motorisés qui peuplent nos rues et apportent de nouvelles solutions pour se déplacer au quotidien. Leur présence de plus en plus forte et l’espace public n’était cependant pas encore réglementée et posait des questions croissantes de sécurité.

Depuis la rentrée 2019, le gouvernement a fait évoluer le code de la route afin de prendre en compte ces nouveaux engins et assurer la sécurité de tous.

Pourquoi cette réglementation ?

Les utilisateurs des EDP non motorisés (type trottinettes, roller etc.) sont considérés comme des piétons. Ils sont donc autorisés à utiliser les trottoirs à la vitesse. Pour les EDP motorisés (type trottinettes électriques, gyropodes etc.), leur circulation dans l’espace public n’est actuellement ni autorisée ni réglementée : leur usage est en principe limité aux espaces privés ou fermés à la circulation. Vous aviez bien remarqué que cela n’était pas le cas, il fallait donc faire quelque chose pour assurer la sécurité de tous.

Quels changements ?

  •  Trottoirs interdits. En ville, les trottinettes devront rester sur les pistes cyclables, lorsqu’elles existent. Rouler sur le trottoir sera en principe interdit, mais pourra être exceptionnellement autorisé, « à condition respectent l’allure du pas et n’occasionnent pas de gêne pour les piétons ». En revanche, le stationnement sur les trottoirs est permis, tant que ça ne gêne pas les piétons. Mais certains maires, comme Anne Hidalgo à Paris, ont d’ores et déjà fixé leurs règles : il est ainsi interdit de se garer sur les trottoirs de la capitale.

  • Un seul conducteur. Les engins de déplacement personnel motorisés ne peuvent transporter qu’un seul conducteur « âgé d’au moins douze ans », et il est interdit de « pousser ou tracter une charge ou un véhicule » ou de « se faire remorquer par un véhicule ».

  • Vitesse limitée à 25 km/h. La loi prévoit désormais que ces engins ne doivent pas pouvoir dépasser une vitesse de 25 km/h, alors que certains constructeurs offraient la possibilité d’atteindre jusqu’à 80 km/h. Conduire un engin conçu pour dépasser cette vitesse (par construction ou après avoir été débridé) sera passible de 1 500 euros d’amende, voire 3 000 euros en récidive.

  • Equipements obligatoires la nuit. « Lorsqu’il circule la nuit, ou le jour lorsque la visibilité est insuffisante », un conducteur d’EDPM devra porter soit un gilet de haute visibilité, soit un équipement rétro-réfléchissant. Le port d’un tel équipement, ainsi que celui d’un casque, est obligatoire dans le cas d’une circulation – si elle est autorisée – hors agglomération. Des maires peuvent en effet « autoriser la circulation sur les routes dont la vitesse maximale autorisée est inférieure ou égale à 80 km/h, sous réserve que l’état et le profil de la chaussée ainsi que les conditions de trafic le permettent ».

  • Feux et freins obligatoires. Comme les vélos, les engins devront être équipés de feux de position avant et arrière, d’un système de freinage et d’un avertisseur sonore.

 

 

Attention, ça peut coûter cher :

 
• Si vous ne respectez pas les règles de circulation : 35 euros d’amende (2ème classe)
• Si vous circulez sur un trottoir sans y être autorisé : 135 euros d’amende (4ème classe)
• Si vous roulez à plus de 25 km/h : 1 500 euros d’amende (5ème classe)